Témoignage de Sœur HIEN

Témoignage de Sœur HIEN

Témoignage vocationnel de Hien Petite Soeur de l'Assomption

PREMIERE  PETITE SŒUR DE L’ASSOMPTION VIETNAMIENNE

Au Vietnam le charisme s’actualise avec l’air frais des nouvelles générations et cultures

RECHERCHE

Je suis née en 1980, dans une famille chrétienne, au Centre du Viet Nam, sur la côte…

Ma maman est décédée rapidement suite à une maladie. Mon papa avait 37 ans, ma sœur ainée en avait 15, et moi 2. Je suis la dernière de cinq filles. Je suis fière de mon papa qui a su nous éduquer en jouant deux rôles très importants dans la famille : papa et maman.

Après avoir passé mon bac, j’ai demandé à mon papa la permission pour continuer mes études à Saigon. J’étais triste de le quitter

Saigon est une grande ville avec beaucoup de problèmes… j’ai découvert là des enfants dans la rue. Je me souviens très bien les avoir rencontrés, en revenant de mes cours du soir, ils étaient violents entre eux ; je ressentais un climat d’insécurité.
Ces enfants n’avaient reçu aucune éducation de la part de leurs parents qui vivaient eux-mêmes des difficultés multiples : la crise économique les avait fait migrer pour trouver du travail à Saigon, où il y avait alors crise identitaire et crise de moralité…

Dans les foyers du Père Bosco, où je logeais, j’avais des cours de catéchèse avec une religieuse. Ma foi s’approfondissait. Peu à peu j’ai eu envie de consacrer ma vie au Seigneur ; j’ai cherché une congrégation qui puisse correspondre à mon désir de me donner pour les pauvres.

Deux congrégations sont venues dans les foyers, pour se présenter. J’ai été touchée par les PSA parce qu’elles travaillent dans les quartiers pauvres ; elles sont simples pour être proches des gens. J’ai choisi cette congrégation et j’ai fait confiance au Seigneur.

PREMIERS PAS

En 2006 je suis partie en France pour ma formation à la vie religieuse… J’étais la première vietnamienne à partir chez les PSA. Je suis contente d’avoir pu faire cette expérience et vivre cette aventure seule. J’ai été formée comme aspirante puis comme postulante dans la communauté de Vaulx-en-Velin. En partageant la vie quotidienne de la communauté et ce qui était dans mon cœur avec Sœur Marie-Claude, j’ai grandi jour après jour…

En 2008 je suis entrée au noviciat ; j’ai beaucoup aimé ce temps : approfondir la connaissance des fondateurs, le sens de la vie religieuse ; avoir de longs temps de prière ; Nathalie, maîtresse des novices, m’a beaucoup aidée dans ma vie spirituelle. Cette étape a passé vite. Pendant la deuxième année j’ai fait deux stages apostoliques à l’Arche avec les personnes handicapées et sur le bateau « je sers » avec les familles en grande précarité.

En 2010 je suis arrivée à la communauté de Vitry après mes premiers vœux. J’ai étudié deux ans à l’Institut Catholique, et en même temps j’ai été bénévole chez les Petits Frères des Pauvres. J’ai découvert à l’hôpital Charles Foix la réalité de la dépendance totale des personnes âgées et isolées qui y finissent leur vie, une fin de vie adoucie par les soins quotidiens et attentifs des infirmiers/ères.

J’ai été très touchée par ces anciens à cette nouvelle étape de la vie : la vieillesse, avec son lot de solitude et de problèmes de santé. Je les aimais beaucoup. Ils étaient pour moi des visages de Dieu.

ENVOI

En septembre 2012 je suis envoyée au Viet Nam avec quatre autres sœurs pour fonder une communauté à Di An, dans un quartier ouvrier à 17 kilomètres au nord de Saigon.

Là je commence par suivre une formation pour être maîtresse de jeunes enfants. En même temps je découvre notre école maternelle. La communauté me confie la mission de suivre la marche de l’école. Avec la directrice je prépare les réunions pour les maîtresses, les parents… A travers l’accueil des enfants de parents ouvriers, pauvres ou en détresse, nous manifestons notre choix de vivre comme Petites Sœurs de l’Assomption.

Notre quartier est un quartier d’usines. Les ouvriers viennent de toutes les provinces du Viet Nam pour trouver un travail correct pour nourrir leur famille. Les salaires ne sont pas toujours suffisants et les deux parents doivent travailler pour assurer logement, nourriture et écolage des enfants. Dans ce contexte l’école maternelle a un rôle très important.

Je suis heureuse de trouver ici une nouvelle manière de vivre le Charisme de la congrégation au service des familles en difficulté et de pouvoir ainsi témoigner de l’Amour de Dieu avec nous.

Soeur TRAN  THI  HIEN, PSA

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