Echos d’Ita Djèbou, Bénin : notre dernière fondation
Echos de notre dernière fondation : Ita Djèbou, au Bénin
Depuis quelques mois, les Petites Sœurs de l’Assomption vivent une nouvelle aventure missionnaire au Bénin. Après un temps d’accueil, de découverte et de discernement, elles se sont installées près de Porto Novo, dans un village qui attendait depuis longtemps la présence d’une communauté religieuse. Entre rencontres, apprentissage de la langue et découverte du milieu, une nouvelle page de l’histoire de la Congrégation est en train de s’écrire.
Porto Novo est la 2ème ville et la capitale administrative du Bénin. A leur arrivée, les Sœurs Marie-Claire, Tuyen et Emilienne ont été logées dans la Congrégation des Sœurs de Saint-Augustin, dans leur maison d’accueil où elles sont restées 3 mois, le temps de visiter les paroisses et les lieux d’implantation possibles qu’elles pourraient ensuite soumettre au discernement du Conseil. C’est le village de Ita Djebou qu’elles ont choisi, avec la paroisse du Cœur immaculé de Marie, dans le diocèse de Porto Novo. Elles ont trouvé une maison qui se situe à 20 minutes en voiture de la commune de Sakété, au nord de Porto Novo.
Ce sont les voisins qui ont gentiment nettoyé la maison avant leur arrivée : et le 25 mai 2026, la maison était prête pour leur emménagement !
Dès le 27 mai, à l’occasion d’une messe de confirmation dans le village avec l’Evêque, elles ont été présentées au doyenné (ensemble des 6 paroisses) ; le 31 mai cette fois, c’est une messe d’accueil dans leur paroisse suivie d’un repas. Elles ont senti la joie du village à accueillir une communauté religieuse qui attendait depuis longtemps la présence d’une congrégation.
Les sœurs ont donc eu l’occasion de se présenter chacune et de présenter la Congrégation.
Le 1er juin, l’évêque, Monseigneur Aristide Gonzalo a présidé la célébration de bénédiction de la maison avec une assemblée d’environ 80 personnes. A la chapelle, il a déposé la Présence Eucharistique puis a précisé aux sœurs : « si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez, il y aura toujours quelqu’un pour vous répondre ».
En quoi consistera notre mission à Ita Djèbou : le discernement est lancé
Cette bénédiction marque la fin d’une première étape : celle de la recherche de fondation. Il s’agit maintenant de commencer la deuxième étape, c’est-à-dire étudier le milieu, trouver vers quoi s’orientera la mission de la communauté.
Pour le moment les sœurs apprennent le yoruba, mais il y a 3 à 4 langues différentes parlées par les habitants. Ce qui pose un problème pour les apprentissages fondamentaux. Pendant la messe, il faut traduire une partie de ce qui est dit.
Quel sera donc le visage de notre mission : catéchèse ? soutien scolaire ? Soins ? Visites aux malades ? Tout est possible, les besoins et attentes sont nombreux. Les gens demandent ce que les soeurs vont faire pour eux mais c’est encore un peu tôt pour répondre. Pour le moment, elles sont heureuses de découvrir cette population si accueillante et généreuse, très jeune, avec une paroisse très animée.
Beaucoup de religions se côtoient, l’église d’Ita Djebou est encadrée de deux mosquées et le vaudou est très présent, avec des rites fétichistes. Parmi les chrétiens aussi, beaucoup demandent des bénédictions pour se sentir protégés. Les prêtres bénissent les étudiants avant un examen, les travailleurs pour leur semaine de travail, les femmes enceintes qui sont ointes… Et des messes de délivrance sont programmées, autant de rites qui témoignent de la nécessité de situer la foi catholique dans cet environnement.
Les sœurs sont heureuses de découvrir un peuple si accueillant, qui a organisé des repas en leur honneur et leur ont offert des cadeaux. Elles s’émerveillent aussi d’un milieu naturel si arboré avec tant d’espèces d’oiseaux ! Beaucoup d’arbres et de forêts entourent les maisons qui sont pourvues d’électricité, les habitants se fournissent en eau grâce aux forages.
Propos recueillis par le secrétariat général auprès des Sœurs Marie-Claire, Tuyen et Emilienne,
formant la communauté de Porto-Novo
