En mission aux côtés des Indigènes d’Amazonie

Une passion commune, Dieu et les pauvres

En mission aux côtés des Indigènes d’Amazonie

Ana Aparecida, Petite Sœur de l’Assomption, vit à Itaituba en pleine région amazonienne du Brésil, dans une communauté intercongrégationnelle : il s’agit d’un projet en partenariat avec la Conférence des Religieux du Brésil (CRB) et le Conseil indigéniste missionnaire (CIMI).

– Leur mission est d’accompagner les peuples autochtones dans la défense de leurs droits.

Les peuples autochtones du Brésil

Quand le Brésil a été envahi en l’an 1500, les autochtones étaient déjà présents. Ils habitaient en harmonie avec la nature, ils n’étaient pas dans une logique d’accumulation ni n’exploitation, ils étaient connectés et en interaction avec la forêt, la terre, les rivières, vivant au jour le jour dans le respect de l’ensemble du règne vivant, qu’il soit animal ou végétal. L’invasion des Blancs en terre brésilienne a commencé à menacer la paix et la tranquillité des différentes ethnies, jusqu’à ce jour.

Du point de vue des Blancs, leur mode de vie a engendré plusieurs stéréotypes, tels que “L’indien est sauvage, il est paresseux, il n’aime pas travailler.” La société brésilienne, née sous l’égide de la violence contre les peuples autochtones, est une des sociétés les plus inégalitaires au monde. 

A ce passé de violence, de domination, d’expropriation des terres, de déforestation, de pollution des rivières, il faut ajouter pour la région amazonienne, l’exploitation minière, l’agro-industrie, l’incessante création de voies navigables et de chemins de fer pour les exportations de céréales, l’intolérance, l’encouragement des préjugés et la discrimination qui constituent autant de violations des droits fondamentaux des peuples autochtones garantis par la Constitution fédérale de 1988.

Dans les années 1970, certains anthropologues ont proposé une série de mesures pour rendre les peuples autochtones acteurs de leur destin et leur donner une autonomie. Les missionnaires, confrontés à la réalité, et à la lumière du Concile Vatican II et de la Conférence de l’épiscopat latino-américain de 1968 à Medellin, ont pris conscience de la nécessité d’une action pastorale coordonnée et décisive pour défendre la vie physique et culturelle des peuples autochtones.

Ainsi le CIMI (Conseil Indigéniste Missionnaire) a été créé en 1972.

L’organisation d’assemblées de dirigeants autochtones est encouragée par le CIMI depuis 1974.

Aujourd’hui, il existe des actions conjointes entre le gouvernement et les organisations de la société civile à travers des politiques publiques qui contribuent à combattre la violence et l’exploitation des peuples autochtones, en garantissant la non-violation de leurs droits.

Faire entendre leurs voix

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

En tant que missionnaires, nous sommes appelés à soutenir les assemblées, les rencontres, la formation des dirigeants, la participation des femmes et des jeunes en renforçant le rôle central des autochtones.

C’est ainsi que j’ai pu, au cours de cette année, participer à la COP 30 aux côtés des Munduruku, des Tupinambás, des Kayapó, des Myky, entre autres ethnies, organisations, mouvements sociaux et pastorales sociales.

L’objectif est de continuer à rappeler aux villages et aux autorités que la délimitation des territoires est urgente pour faire face à la crise climatique. Leur rappeler également que l’exploitation minière, les grands projets agro-industriels et la déforestation sur les terres autochtones mettent en danger la culture, la vie des peuples autochtones et la planète.

Il y a aussi eu l’Assemblée des peuples indigènes Munduruku dans le village de Karo Muybu, situé à environ 5 heures de route de notre communauté, soit 2 heures en bus et 3 heures en canoë à moteur, appelé « Voadeira » par les autochtones.

Avant les fêtes de Noël et du Nouvel An, nous avons participé à la rencontre des femmes indigènes Munduruku dans le village de Karo Muybu.

Partager le quotidien

Mais l’une des principales activités menées par l’équipe missionnaire du CIMI consiste à être présents parmi les autochtones dans les villages, en partageant simplement leur quotidien, en donnant de notre temps et en apprenant de leur culture.

Mon activité et mon action concrète au sein de l’Église se situent à la base : je soutiens les responsables, je m’inscris dans une Église en sortie, je me rends dans les foyers pour rendre visite aux enfants et à leurs familles, ainsi qu’aux femmes enceintes, en leur fournissant diverses informations, des conseils et des orientations vers les services d’éducation, de santé, de logement, entre autres.

Je fais également du bénévolat au sein de la Pastorale de la Santé Populaire, où je vis la riche expérience d’être au milieu de personnes qui ont besoin de préserver et de rétablir leur santé.

En tant que petite sœur de l’Assomption, je garde constamment à l’esprit, dans mon cœur et dans mes actions, la phrase de notre fondateur, le Père Pernet : « Que vos actes parlent de Jésus-Christ ».

Le Conseil indigéniste missionnaire (CIMI), créé en 1972, est un organisme mandaté par l’Église catholique brésilienne. Il accompagne les peuples indigènes dans leur lutte pour la survie, la protection de leurs terres et la dignité.

Acteur de référence, le CIMI les aide à défendre leurs droits et sensibilise l’opinion publique à leurs luttes. Il contribue aussi à la mise en valeur de leurs connaissances traditionnelles, à la revalorisation du patrimoine culturel et de leur mode de vie en harmonie avec la nature.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *