France-Paris : Rencontre des Fraternités Notre Dame de l’Assomption à la Maison Mère, octobre 2017

Nous étions 50 laïcs des Fraternité de Belgique, d’Italie et de France, accompagnés de plusieurs petites Soeurs, Diana, laïque associée et Emilienne, laïque voulant commencer une Fraternité dans sa paroisse étaient également présentes.

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 André O. de la Fraternité de Bruxelles nous raconte :

   Nous nous proposons de partager ce qu’auront été nos deux journées de partage, de réflexion, de prière et d’écoute mutuelle sur le thème « Porteurs d’espérance et acteurs au cœur d’une société souvent violente ». 
 
 
     La matinée de samedi a été marquée par deux interventions de deux petites sœurs de l’assomption étudiantes en théologie à Lyon.
    Avant de partager leurs interventions, nous voudrions souligner le fait qu’au regard de l’âge de ces deux petites sœurs, Hoaï et Ernestine, le Seigneur est toujours à l’œuvre et continue d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
Courage et bonne continuation à toutes les deux !                                
                   Ernestine                              Hoaï
 
     Leur intervention traitait de l’attitude de Jésus face à la violence.
D’entrée de jeu, elles nous ont fait comprendre que la violence existe depuis la nuit de temps. Ainsi donc, le Christ n’y a pas échappé.
Face au sujet du Royaume de Dieu qui lui était le plus cher, le Christ n’a pas transigé. Son enseignement a été radical, provocateur, révolutionnaire et dans ce sens violent. (Mathieu 23, 13) 
     De ces affirmations face à l’attitude du Christ me viennent à l’esprit une série de questions : 
 
- Le chrétien, porteur d’espérance, s’inscrit-il encore dans cette radicalité face au monde qui l’entoure ?
La vigile de la Toussaint était marquée par la fête d’halloween. Le chrétien sait-il encore prendre de la hauteur ?
- En Afrique et en Amérique latine des « pasteurs » drainent des foules au service des régimes sanguinaires et dictatoriaux au nom de l’Evangile pendant qu’ils roulent sur l’or.
   Sans être négativiste, je fais un clin d’œil aux évêques congolais qui ont travaillé d’arrache pied pour l’accord dit de la Saint Sylvestre dont l’applicabilité pose problème.
 Le chrétien porteur d’espérance a une grande responsabilité en rapport à ces questions de violence. Dans ce contexte, le terme violence n’est pas seulement physique ou verbal. 
 Il y a toutes ces violences psychologiques : la pauvreté, la maladie, la faim, l’injustice sociale, le racisme, etc.
 
    Pour combattre toutes ces violences, faisons chacun des petites choses où nous nous trouvons. 
      Je termine ce volet avec la fabuleuse citation de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Faire une petite chose est une petite chose. Mais la fidélité aux petites choses est une grande chose ».
     Dans la même optique Marthe Robin renchérit : « Il y a rarement de grandes choses à faire. Il y en a beaucoup de petites. Il faut être ambitieux pour les petites ».
 
Poursuivant notre programme, l’après-midi a commencé avec deux intervenantes assez complices l’une de l’autre. Et pourtant en apparence elles ne devaient pas être aussi complices.
 
       
    L’une était voilée, musulmane et l’autre laïque dévoilée. J’étais profondément étonné par la complémentarité qu’elles ont reflétée dans leurs interventions. 
 
Certes, le vivre ensemble est possible en dépit des différences. Merci à la sœur Agnès de les avoir invitées.
 
     Les deux intervenantes nous ont amenés vers des questions plus pratiques, à savoir : 
- comment se positionner, avancer et peut-être progresser dans un monde violent ?
- notre origine et notre religion nous rapprochent-elles ?
- comment la religion donne-t-elle un sens particulier à notre parcours de vie ?
 
En effet, à toutes ces questions nos intervenantes n’avaient pas une recette magique. Cependant, grâce à ces questions ouvertes l’assemblée a amené des éléments de réponse. 
    C’était très interactif et toutes les réponses étaient bonnes. Nous avons donc pu avancer et écrire un projet commun pour l’amour et le respect dans nos milieux de vie. 
 
   La matinée du dimanche, était consacrée au pèlerinage à Notre-Dame-des-Victoires. Cette étape était importante car pour nous c’était une occasion de mettre nos pas dans les pas du père Etienne Pernet afin d’y déposer nos fardeaux : projets, peurs et angoisses.
 
 
 
 
          Nous y avons vécu un temps d’enrichissement spirituel intense
   En conclusion, nous espérons que vous trouverez des raisons pour approfondir les questions du « Vivre ensemble » car notre défi comme chrétien porteur d’espérance, est d’être artisans de paix dans une société parfois violente. 
 
 
14/11/2017
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